Star Wars : The Mandalorian and Grogu, le retour de la saga au cinéma après sept ans

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Star Wars The Mandalorian and Grogu, film Lucasfilm avec Pedro Pascal et Grogu, sorti au cinéma en mai 2026

Sept ans après The Rise of Skywalker, Lucasfilm remet enfin Star Wars sur grand écran. Star Wars: The Mandalorian and Grogu, réalisé par Jon Favreau, est sorti le 22 mai 2026 en salles et en IMAX. Le film prolonge la série Disney+ sans exiger d’avoir suivi chaque épisode, mais il pose surtout une question simple : la formule Mandalorian tient-elle la durée d’un long-métrage ?

Une mission de chasse aux criminels impériaux

L’Empire est tombé, les seigneurs de guerre traînent encore dans la galaxie. La Nouvelle République confie à Din Djarin (Pedro Pascal) la traque des officiers impériaux restants. Sigourney Weaver incarne la colonel Ward, figure autoritaire qui cadre la mission. Mando accepte un marché avec des jumeaux Hutt : en échange de la localisation d’un cible nommée Coin, il doit récupérer Rotta, le neveu de Jabba.

Comme souvent dans l’univers Mandalorian, rien ne se passe comme prévu. Le scénario, coécrit par Favreau, Dave Filoni et Noah Kloor, enchaîne les escales planétaires et les embuscades sans vraie surprise narrative. L’intrigue reste prévisible, mais le rythme compense une partie du manque de tension dramatique. Le film dure 2 h 12, classé PG-13, et mise clairement sur le spectacle plutôt que sur un tournant décisif pour la saga.

Action IMAX, Grogu et Rotta volent la vedette

La mise à l’échelle cinéma se voit dans les séquences verticales pensées pour l’IMAX et dans les combats blaster qui retrouvent une vraie densité sonore en salle. Curieusement, aucun sabre laser n’apparaît : choix surprenant pour un Star Wars, mais qui évite la redite visuelle. Grogu utilise la Force avec parcimonie, ce qui préserve son côté attachant sans basculer dans la démonstration permanente.

Le bébé vert reste le moteur émotionnel du film, tout comme Rotta, interprété par Jeremy Allen White, qui apporte une touche comique bienvenue. Din Djarin, lui, peine encore à sortir du registre du chasseur de primes stoïque. Quelques caméos raviront les fans de la série animée, dont Zeb Orrelios (Star Wars Rebels). L’ensemble fonctionne comme une aventure autonome, pas comme un chapitre obligatoire de la mythologie Skywalker.

Effets hybrides et bande-son synthé

Côté image, le mélange effets pratiques et CGI produit un résultat inégal. Grogu, les Anzellans et plusieurs créatures en puppeteer brillent ; les grands aliens entièrement numériques paraissent parfois flottants, surtout en gros plan sur écran géant. Ludwig Göransson, déjà compositeur de la série, conserve la coloration western tout en injectant des synthés années 80 dans les scènes d’action. La partition distingue nettement ce film des thèmes orchestraux de John Williams, sans rompre l’identité Mandalorian.

Comparé aux trois derniers épisodes de la trilogie Skywalker, ce long-métrage respire mieux et retrouve une sensation Star Wars plus directe. Il n’atteint pourtant pas la densité d’un Empire Strikes Back : l’histoire ressemble parfois à deux épisodes de télévision collés, avec peu d’enjeu durable pour l’univers élargi. Pour les amateurs de la série Disney+, c’est une extension logique et agréable. Pour qui attendait un événement majeur de franchise, la déception reste possible.

Les séances continuent en exclusivité cinéma. Bandes-annonce, synopsis officiel et informations pratiques sont disponibles sur la page Disney du film et sur StarWars.com.

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