Mixtape ne quittera pas Steam : Annapurna dément les rumeurs de retrait pour les licences musicales

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Mixtape, jeu narratif de Beethoven and Dinosaur : Annapurna confirme qu'il ne sera pas retiré des boutiques pour cause de licences musicales

Les rumeurs voulaient que Mixtape finisse comme tant de jeux riches en morceaux sous licence : retiré des boutiques numériques quand les contrats expirent. Annapurna Interactive et Beethoven and Dinosaur répondent que non, le titre restera en vente.

Le 16 mai, l’éditeur a posté un message sec sur X : « On a entendu dire que MIXTAPE serait retiré parce que les licences musicales expiraient. C’était un mensonge. » Pas de demi-mot, pas de clause juridique dans le tweet, juste un démenti frontal au milieu d’un week-end où le bouche-à-oreille enflait.

https://x.com/A_i/status/2055448245485314497

Des droits verrouillés dès la production

Dans un entretien accordé à Kotaku, Johnny Galvatron, directeur créatif du studio australien, précise que l’équipe a payé un surplus pour conserver les licences « à perpétuité ». Logique pour un jeu où chaque piste structure une scène : Devo à l’ouverture, Smashing Pumpkins, Iggy Pop, et une vingtaine d’autres titres des années 80-90 qui collent à l’histoire de Stacy et de sa dernière nuit entre amis.

Annapurna confirme de son côté que les droits de la bande-son sont désormais entièrement maîtrisés. Le jeu, sorti le 7 mai sur PC, PlayStation 5, Xbox Series et Nintendo Switch 2 (avec passage Game Pass), n’a donc pas vocation à devenir une coquille vide dans dix ans, du moins pour des raisons musicales.

Pourquoi les joueurs s’inquiètent quand même

La méfiance n’est pas sortie de nulle part. Guitar Hero a déjà disparu en partie des catalogues, Alan Wake a connu un retrait temporaire, et les jeux sous licence restent parmi les plus fragiles à long terme. Mixtape pousse le curseau : pas de mode streamer pensé pour contourner les droits, parce que retirer un morceau casserait la mise en scène calibrée morceau par morceau.

Galvatron avoue une autre crainte, plus personnelle, pendant le développement : en plaquant toutes ses chansons préférées dans un seul projet, allait-il finir par les détester ? « Comme quand on monte un business avec des potes », dit-il à Kotaku. Finalement, non : il écoute encore Devo chaque matin au bureau, selon son producteur Woody Woodward.

Ce que ça implique pour les acheteurs

Tant que les déclarations du studio tiennent, une copie numérique achetée aujourd’hui devrait conserver sa playlist intacte. Ce n’est pas une garantie contractuelle visible côté joueur, mais c’est le pari assumé par Beethoven and Dinosaur et Annapurna sur un des jeux les plus commentés du printemps 2026.

Le titre reste listé sur la page Steam officielle et sur le site du jeu. Pour l’instant, la polémique sur le delisting semble close. Reste le vrai débat autour du jeu lui-même, bien plus bruyant que les contrats de droits d’auteur.

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