Starbites : le JRPG de Ikina Games débarque en Occident, entre charme rétro et combat malin

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Starbites, JRPG au tour par tour de Ikina Games sur la planète Bitter, sortie mai 2026

Sorti au Japon en octobre 2025, Starbites débarque enfin en Occident ce 21 mai. Le studio coréen Ikina Games livre un RPG au tour par tour pensé pour les amateurs de Final Fantasy, Dragon Quest ou Persona, avec une planète désertique, des mechs customisables et une équipe haute en couleur.

Bitter, Lukida et la dette impossible

Sur la planète Bitter, ravagée par d’anciennes guerres stellaires, la ville de Delight concentre ce qui reste de civilisation. Lukida, récupératrice de débris, cumule la dette la plus lourde du coin envers Fennec, le maire. Elle rêve de quitter ce « trou » poussiéreux jusqu’à ce qu’un ticket de départ et une embuscade de mech mystérieux remettent toute sa stratégie en cause.

Les premières heures suivent cette quête de ticket perdu, avant un virage narratif plus large que prévu. Badger, l’ingénieur, et Gwendoll, chasseuse de primes, rejoignent l’aventure. Leur passé se dévoile au fil des dialogues, tandis que les portraits 2D, colorés et expressifs, portent une bonne partie du charme du titre.

Gagner des tours plutôt que les subir

Le combat ne se limite pas au schéma « ton tour, mon tour ». Chaque ennemi affiche des faiblesses à découvrir (Coupure, Thermique, Plasma, etc.) : les frapper au bon attribut grignote leur bouclier Fracture jusqu’à un état Break qui repousse leur initiative et augmente les dégâts subis. Le gauge Driver’s High, alimenté en infligeant ou encaissant des dégâts, permet d’interrompre l’ordre des tours pour enchaîner, soigner ou booster une compétence.

Les Motorbots, inspirés des montures mécaniques de la prologue de Final Fantasy VI, se modulent via cadres, moteurs et cores. Les points de talent se réinitialisent gratuitement, ce qui pousse à tester des synergies entre personnages actifs et rôles de soutien qui déclenchent des contre-attaques après un Break. Les boss tardifs obligent à lire les formations ennemies, pas seulement à spammer les zones d’effet.

Ce que disent les premiers retours

La presse spécialisée anglophone situe globalement le jeu autour de 7/10 : narration qui gagne en densité après un démarrage lent, combats accessibles mais exigeants sur la fin, durée annoncée autour de quinze à vingt-cinq heures selon les tests. Les critiques reviennent surtout sur le retour arrière fréquent, les points de voyage rapide rares hors hubs, et un rendu 3D parfois daté (textures, profondeur de champ) qui contraste avec l’excellente direction artistique 2D.

Les villes en vue diorama, sans rotation de caméra, divisent : effet rétro pour uns, sensation GameCube figée pour d’autres. Côté technique, quelques bugs de transition de combat ou de caméra sont signalés sur PS5, sans gâcher l’ensemble selon les testeurs. Bonus discret : le puzzle platformer The Ramsey (2023) est intégré en activité optionnelle.

Où le trouver

Starbites est disponible sur PS5, Xbox Series (digital), Nintendo Switch, Switch 2 et PC via la page Steam. L’interface et les textes sont en français sur console ; la version PC ajoute coréen et chinois simplifié ou traditionnel. Éditions physique Deluxe et collector côté NIS America, avec démo Steam transférable vers la version complète.

Pour les fans de JRPG compacts, Ikina Games assume une formule classique plutôt qu’une révolution. La base est solide ; une suite pourrait oser plus de risques visuels et structurels. En attendant, Bitter mérite au moins un détour pour ceux qui aiment optimiser des mechs entre deux dialogues bien typés.

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