Gecko Gods : un cozy puzzle-platformer attachant, freiné par sa caméra

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Gecko grimpant sur des ruines anciennes dans le jeu Gecko Gods

Sorti le 16 avril 2026 sur PC, PS5 et Switch, Gecko Gods mise sur une minuscule gecko, des ruines ensoleillées et une curiosité sans chrono. Charmant et posé, le titre d’Inresin peine parfois à tenir la promesse de fluidité quand la caméra ou l’orientation entrent en jeu.

Publié par Super Rare Originals, le jeu se présente comme une aventure puzzle sans pression : pas de grande cinématique d’ouverture, peu de tutoriels verbeux, juste un archipel oublié à gratter au rythme du joueur. Sur Steam, les avis utilisateurs tournent autour de 96 % de positifs, tandis que la presse spécialisée se situe plutôt autour d’un 73-74 sur Metacritic et OpenCritic, signe d’un accueil chaleureux mais nuancé.

Grimper partout, naviguer entre les îles

Le pari tient dans le mouvement : murs, plafonds, falaises, tout devient surface de jeu. Cette liberté verticale donne un vrai plaisir d’exploration, proche d’un petit Metroid cozy plutôt que d’un platformer nerveux. Les cloches, gongs, leviers et motifs à recréer s’empilent sans jamais virer au casse-tête sec : on observe, on teste, on avance.

Quand le bateau arrive, l’échelle change. L’archipel s’ouvre, chaque île apporte son ambiance et ses énigmes. La bande-son sur l’eau compte parmi les meilleurs moments, presque plus que certains temples intérieurs. Quelques crabes traînent, mais la menace reste légère : ici, on fuit ou on grimpe, on ne « farm » pas un combat.

Où le cozy accroche

Le problème n’est pas la difficulté des puzzles, c’est parfois de savoir où aller. Quand tout est escaladable, une entrée discrète se fond dans la roche et l’on tourne en rond sans être bloqué par l’énigme elle-même. La gécko mange des insectes, casse des pots pour de la monnaie, débloque couleurs et motifs : cosmétique facultatif, mais cohérent avec le ton enfantin du voyage.

La direction artistique cel-shaded tient la route : palettes douces, ruines lisibles, ambiance « dimanche après-midi ». Quelques textures qui clignotent ou des chargements bancals rappellent toutefois que le polish technique n’est pas au niveau de la promesse visuelle.

Caméra et contrôles : la fracture

Dans les couloirs étroits ou sur un plafond incliné, la caméra peine à suivre. On se bat parfois plus contre le cadrage que contre le puzzle. Les dash et sauts ne répondent pas toujours au premier essai ; après une longue ascension, une chute bête fait mal, précisément parce que le jeu se veut détendu.

À 19,99 $, Gecko Gods vaut surtout pour les amateurs de cozy exploration sans timer, prêts à pardonner des aspérités. Ce n’est ni une révolution du genre ni un raté : un petit voyage reptilien qui brille par son idée centrale, et qui aurait gagné à être aussi souple en jeu que sur le papier.

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