Avatar 4 et 5 : James Cameron vise la moitié du temps et deux tiers du budget

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Bande-annonce officielle d'Avatar: Fire and Ash, troisième volet de la saga Pandora de James Cameron

James Cameron veut tourner Avatar 4 et Avatar 5 deux fois plus vite et pour environ deux tiers du coût des volets précédents. Le réalisateur l’a dit dans le podcast The Empire Film Podcast, tout en prévenant qu’il lui faudra « un an ou un peu plus » pour définir comment y parvenir.

À 71 ans, Cameron cherche à réduire la facture et la durée de production d’une saga qui reste rentable, mais dont le dernier chapitre a creusé l’écart avec les records du début de franchise.

Une réponse directe au coût de Fire and Ash

Avatar: Fire and Ash a franchi le milliard de dollars au box-office mondial, ce qui ferait rêver la plupart des studios. Pour Disney et Cameron, c’est pourtant le plus faible résultat de la série : environ 1,48 milliard de dollars, loin des 2,4 milliards de The Way of Water et des 2,7 milliards du premier Avatar (2009).

Le budget de production du troisième volet est estimé autour de 400 millions de dollars, hors campagne marketing mondiale. Cameron résume sa cible en une phrase : « Je veux les faire en deux fois moins de temps pour les deux tiers du coût. C’est ma référence. »

Technologies nouvelles, calendrier flou

Le cinéaste évoque de « nouvelles technologies » pour accélérer la pipeline, sans en détailler la nature. Il a déjà dit par le passé qu’il fallait produire moins cher pour continuer la saga, tout en refusant une posture anti-innovation aveugle sur certains outils numériques.

En attendant, Cameron prévoit d’écrire et de travailler sur d’autres projets, dont un film-concert autour de Billie Eilish. Les scénarios d’Avatar 4 et Avatar 5 seraient prêts selon la productrice Rae Sanchini, qui assure que l’équipe avance sur le budget et la planification. Disney n’a toutefois pas encore annoncé de feu vert formel.

Les dates provisoires restent fixées au 21 décembre 2029 pour le quatrième film et au 19 décembre 2031 pour le cinquième. Sanchini les décrit comme susceptibles de bouger.

Une saga qui doit encore prouver son modèle économique

Cameron avait déjà conditionné la suite de la franchise à sa rentabilité. Fin 2025, il expliquait à Entertainment Weekly qu’en cas d’arrêt après Fire and Ash, il organiserait une conférence de presse pour dévoiler le scénario prévu des suites non tournées.

Le message est clair : Pandora n’est pas menacée par un échec commercial, mais par des coûts et des délais qui ne peuvent plus suivre le rythme des précédents volets. Avant de replonger dans l’océan numérique, Cameron veut d’abord un plan pour tourner moins longtemps et moins cher. Le premier test de ce plan ne viendra pas avant une année d’études techniques.

En attendant, la page officielle Disney du dernier volet reste la vitrine publique de la licence, pendant que les deux prochains chapitres attendent leur feu vert définitif.

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