Ghost Recon Project OVR : hélicoptères, mines et workbench sacrifiés par Ubisoft

Trois briques gameplay, plusieurs mécaniques repoussées. Le prochain Ghost Recon, développé sous le nom de code Project OVR chez Ubisoft Paris, continue de maigrir. Après un alpha interne jugé insuffisant au printemps, le studio rogne encore l’ambition du titre pour tenir une fenêtre bêta visée en novembre 2026.
Mines, workbench et hélicos rayés de la feuille de route
Selon des documents internes consultés par la presse spécialisée, trois fonctionnalités ont été purement et simplement abandonnées. Les mines de proximité posables sur la carte n’entreront pas dans la version actuelle. L’établi avancé, pensé pour une customisation et un craft d’armes poussés, a subi le même sort : la personnalisation des armes reste prévue, mais nettement moins profonde qu’initialement.
Le troisième abandon concerne les hélicoptères. Jugés « trop risqués » à intégrer correctement dans les délais, ils ne figurent plus au planning immédiat. Une réintroduction ultérieure n’est pas exclue, mais rien n’est acté pour l’instant. Pour une licence qui avait fait des véhicules aériens un argument de Wildlands, c’est un recul notable.
Des idées tactiques mises en attente
D’autres systèmes ne sont pas morts, seulement repoussés après l’alpha. Le brouilleur de camp (Camp Jammer) et la libération d’otages ligotés attendent leur tour. Leur développement n’a pas repris à ce stade. Plusieurs mécaniques restent sur la table, mais leur lancement dépendra d’une réévaluation une fois l’alpha atteint : exécutions d’otages par des PNJ, tirs depuis des véhicules en mouvement, ou encore une monnaie interne baptisée Cryptel, finalement remplacée par des Military Credits pour les achats en jeu.
Le tableau dresse un shooter tactique plus sombre et plus rigoureux que Wildlands et Breakpoint, avec une vue à la première personne et une direction inspirée de titres comme Ready or Not. Le projet tournerait sur Unreal Engine 5 et se déroulerait pendant la guerre fictive de Naiman, en Asie du Sud-Est. Ubisoft n’a pas encore dévoilé le jeu publiquement, et n’a pas répondu aux sollicitations récentes de la presse.
Un alpha raté, une bêta sous pression
Le contexte n’aide pas. Project OVR aurait échoué à ses objectifs alpha plus tôt cette année, dans un build décrit comme instable par plusieurs personnes proches du projet. Des « licenciements silencieux » auraient touché le studio parisien, tandis que des cadres de production ont été envoyés sur le terrain pour reprendre la main sur le planning.
L’objectif interne est désormais d’entrer en bêta en novembre. Les développeurs cités dans ces fuites redoutent un crunch prolongé, surtout après les coupes d’effectifs et la réduction de scope. Une sortie en 2026, autrefois évoquée, semble compromise. Des rumeurs de reboot ou d’annulation circulent en interne, même si aucun signal officiel ne va dans ce sens pour l’instant.
En attendant une annonce Ubisoft, la franchise reste figée sur Ghost Recon Breakpoint, sorti en 2019. La fiche Steam du dernier volet et la page Ghost Recon d’Ubisoft restent les seules références publiques côté éditeur. Project OVR devra prouver qu’il peut tenir sa promesse tactique avec moins de jouets que prévu.
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