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Premier du classement, pas encore vainqueur par K.-O. Le film Street Fighter de Kitao Sakurai a ouvert à 31 millions de dollars aux États-Unis le week-end du 16 au 18 octobre 2026, et à 51,1 millions de dollars dans le monde selon les estimations publiées par Deadline. Une première place nette, mais loin des 70 millions espérés à l’échelle mondiale. En France, où il est sorti dès le 14 octobre, le démarrage est encore plus discret.
Les joueurs de 1991 au rendez-vous, pas leurs enfants
Le détail des entrées raconte toute l’histoire. Paramount, qui distribue un film cofinancé par Legendary et Capcom, comptait sur la classification PG-13 pour attirer le public familial que Mortal Kombat II, interdit aux mineurs non accompagnés aux États-Unis, ne pouvait pas toucher. Raté. Selon Boxoffice Pro, les moins de 17 ans ne pèsent que 11 % des spectateurs, et la tranche la plus représentée est celle des 35-44 ans, ceux qui ont usé la borne de Street Fighter II. Le public est masculin à 69 %.
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La comparaison avec Mortal Kombat II, sorti en mai, ne tourne pas à l’avantage de Ryu : 38,5 millions de dollars au démarrage américain et 63 millions dans le monde pour le film de Warner. À l’international, en revanche, Street Fighter fait un poil mieux, avec 20,1 millions de dollars sur 65 marchés. La critique est tiède (41 % sur Rotten Tomatoes), le public un peu plus indulgent : 79 % côté spectateurs et un B- au CinemaScore. Pour mémoire, la version de 1994 avec Jean-Claude Van Damme avait démarré à 6,8 millions de dollars avant de finir à 99,4 millions dans le monde.
Un roster d’arcade au grand complet
Sur le papier, le casting ressemble à un écran de sélection. Andrew Koji joue Ryu, Noah Centineo Ken Masters et Callina Liang Chun-Li, qui recrute les deux amis brouillés pour le World Warrior Tournament, sur fond de conspiration. Autour d’eux : Jason Momoa en Blanka, David Dastmalchian en M. Bison, Cody Rhodes en Guile, 50 Cent en Balrog, Roman Reigns en Akuma ou Orville Peck en Vega. Le film se déroule dans les années 1990 et assume un ton d’action-comédie, logique pour le réalisateur de Bad Trip.

En France, un premier jour timide
Chez nous, Street Fighter a réuni 18 023 spectateurs le mercredi 14 octobre, et 25 267 en comptant les avant-premières, d’après les chiffres relayés par GeeksLands. Le même jour, Les Misérables de Fred Cavayé en revendiquait 73 001 avec avant-premières. Deadline classe le film quatrième du week-end français, avec 1,1 million de dollars dans 355 salles. Les vacances de la Toussaint, lancées le 17 octobre, peuvent encore lui donner un coup de pouce.
Pour Capcom, l’automne au cinéma reste plutôt bon : le Resident Evil de Sony, en salles depuis cinq semaines, cumule 361,1 millions de dollars dans le monde, dont 8,5 millions en France. Et avec un budget de 82 millions de dollars nets, Street Fighter n’a pas besoin d’un triomphe pour rentrer dans ses frais une fois la vidéo et la télévision comptées, assurent les sources de Deadline. Le film est à l’affiche depuis le 14 octobre, distribué par Paramount Pictures France. Reste à voir si le bouche-à-oreille tient au deuxième round, celui qui décide souvent du sort d’une franchise.


