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Pas besoin d’une mise à jour pour changer de public. Depuis la mi-octobre, le PEGI relève l’âge conseillé de jeux déjà en vente : les titres uniquement numériques classés PEGI 3, 7 ou 12 qui vendent des objets aléatoires (loot boxes, packs de cartes, gacha) passent PEGI 16, avec la mention « Paid random items ». L’opération touche tous les stores qui affichent la classification européenne et doit se poursuivre jusqu’à la fin du mois.
Le rétroactif après le neuf
La règle n’est pas nouvelle, son champ d’application si. Le 12 mars 2026, l’organisme basé à Bruxelles annonçait de nouveaux critères liés aux « risques interactifs », appliqués aux jeux soumis à partir de juin. Une loot box payante vaut désormais PEGI 16 par défaut, parfois PEGI 18. Les offres limitées dans le temps imposent au minimum un PEGI 12, les mécaniques NFT ou blockchain un PEGI 18. Les quêtes quotidiennes qui récompensent le retour en jeu valent PEGI 7, PEGI 12 si elles punissent l’absence. Et un chat sans blocage ni signalement envoie directement en PEGI 18.
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Jusqu’ici, seuls les nouveaux jeux étaient concernés. Le cas le plus visible reste EA Sports FC 27, sorti le 24 septembre en PEGI 16 à cause des packs d’Ultimate Team, alors que la série était historiquement classée PEGI 3. Restait le stock : des jeux service en ligne depuis des années, toujours mis à jour, toujours classés selon les anciennes règles.

C’est ce stock que le PEGI vise maintenant. « Online games can remain available and updated for a very long period of time », justifie Dirk Bosmans, directeur du PEGI, dans le communiqué officiel. Autrement dit, un jeu populaire pendant dix ans ne doit pas garder une étiquette pensée pour sa première année.
Une vague de changements, sans liste publique
Au Royaume-Uni, c’est la Games Rating Authority qui gère le PEGI. Son policy manager Connor Hinde a confirmé sur LinkedIn que les premiers reclassements ont démarré la semaine dernière, pour les jeux notés via la procédure PEGI classique comme via le système IARC utilisé par la plupart des boutiques en ligne. L’organisme prévient : beaucoup de classifications vont bouger en peu de temps, et les éditeurs devront mettre à jour leurs fiches produit et leur marketing. GamesIndustry.biz a relayé l’information lundi 19 octobre.
Pour les familles, l’effet est très concret. Les contrôles parentaux des consoles et des stores filtrent justement par âge PEGI : une console réglée sur 12 ans risque de bloquer un jeu qui passait encore la semaine dernière. Le PEGI s’est inspiré de l’USK allemande, qui applique des critères proches depuis 2023 : environ 30 % des jeux soumis y ont déclenché au moins un nouveau critère, et un sur trois de ceux-là a fini avec un âge plus élevé.
Ce qu’on ne sait pas encore
Le PEGI parle d’une « sélection » de jeux existants, sans publier de liste. Les éditions physiques ne sont pas concernées par cette vague, uniquement les jeux 100 % numériques. Et l’Amérique du Nord ne suivra pas : l’ESRB a fait savoir en mars qu’elle n’adopterait pas ces changements, jugés « confusing » pour les joueurs. D’ici fin octobre, il faudra donc surveiller les pictogrammes sur les fiches eShop, PlayStation Store, Microsoft Store ou Google Play. Le détail des nouveaux critères est sur le site du PEGI.

